Un encaissement digital se facture selon deux logiques : un forfait fixe, payé quel que soit le volume, ou un pourcentage prélevé sur chaque transaction. Le choix entre les deux change beaucoup selon la taille de l’activité — et la règle officielle de PI-SPI applique elle-même cette distinction entre usage personnel et usage professionnel.
Les deux logiques, en clair
- Le forfait : un montant fixe, sur une période donnée (souvent mensuelle), indépendant du nombre de transactions ou du volume encaissé. Un mois faible coûte le même prix qu’un mois fort.
- Le pourcentage : un prélèvement proportionnel à chaque transaction. Le taux ne change pas, mais le montant prélevé, en valeur absolue, augmente avec chaque paiement encaissé.
Aucun des deux modèles n’est bon ou mauvais en soi : ce qui compte, c’est lequel correspond à votre volume réel.
Ce que dit la règle officielle de PI-SPI sur ses propres frais
Pour les particuliers et les commerçants personnes physiques, la règle officielle est précise : tous les envois sont gratuits, les 30 premières réceptions du mois aussi, et au-delà, un éventuel prélèvement est plafonné à 1 % du montant reçu. Un plafond, c’est la version réglementaire d’un pourcentage borné : il protège contre un prélèvement qui grimperait sans limite avec le volume.
Pour une entreprise (personne morale, type B), rien n’est plafonné publiquement : le tarif des réceptions et des autres services est librement fixé par chaque établissement participant. C’est précisément là que la question forfait ou pourcentage devient importante à poser, service par service.
Pourquoi le choix du modèle compte davantage quand l’activité grandit
Un pourcentage suit la nature même d’un prélèvement proportionnel : sur un petit volume, il reste faible en valeur absolue, donc peu visible. À mesure que le volume encaissé augmente, le même pourcentage représente une somme de plus en plus élevée, mois après mois — le coût grandit avec le succès de l’activité, pas seulement avec ses charges réelles.
Un forfait suit une autre logique : le montant reste identique, quel que soit le volume. Son poids relatif diminue mécaniquement à mesure que l’activité grandit, jusqu’à devenir marginal sur un volume important.
La bonne question à poser avant de choisir
Quel que soit le service d’encaissement envisagé, la question à poser reste la même : quel est le montant réel, en francs CFA, appliqué à mon volume mensuel réel — pas à un exemple générique ? Un pourcentage annoncé comme faible peut représenter une somme plus élevée qu’un forfait fixe, une fois appliqué à votre chiffre réel. Faites le calcul avec vos propres montants avant de signer, et demandez la réponse par écrit — la même règle que pour n’importe quelle question de frais posée à sa banque.